Histoire de la ville thermale de Salies de Béarn

Les propriétés exceptionnelles de l'eau thermale de Salies de Béarn sont connues depuis l'age de bronze

Age de Bronze

L’eau salée est exploitée à Salies de Béarn depuis l’Age de Bronze.
Les exceptionnelles propriétés de conservation du sel étant déjà connues, la ville se construit autour de la source salée.

19ème siècle

C’est le Docteur Charles NOGARET qui est le premier à plonger un patient dans les eaux de Salies auxquelles il reconnaît des vertus ancestrales. Au milieu du 19ème siècle, les habitants de Salies avaient l’habitude de se baigner dans le bassin de la fontaine, ils étaient considérés comme des plus robustes et on constatait que les blessés Salisiens guérissaient plus vite que les autres.

Dés 1852 le Docteur Charles NOGARET installe deux baignoires dans la saline, ayant déjà testé les bains à son domicile, le succès et la guérison sont au rendez-vous.

En 1857, le premier établissement thermal de Salies de Béarn est construit. C’est un bâtiment assez modeste situé non loin de la saline comprenant quinze cabines, les premiers utilisateurs sont les Salisiens qui viennent prendre un bain d’une heure au prix de cinquante centimes !

Le succès est tel qu’en 1880 l’agrandissement de l’établissement est indispensable on ajoute vingt deux baignoires, en 1882 le nombre de bains délivrés à Salies est de 26200, quatre ans après 54880.

Malheureusement, le jeudi 6 septembre 1888, un incendie se déclare dans l’aile gauche, le lendemain matin l’établissement n’est plus qu’un amas de cendres…

La décision de reconstruire est immédiate, c’est l’architecte Adrien Lagarde qui est chargé du projet qu’il traitera avec la liberté de son temps, la cure est devenue synonyme de plaisir, détente, luxe et évasion… Il s’inspire de l’architecture orientale et de la Mosquée de Cordoue pour la bichromie c'est-à-dire les deux couleurs « rouge » et « blanc » et pour la tour de l’eau aux faux airs de minaret.

L’inauguration se fait en 1889, seule la grande entrée et l’aile gauche réservée au premières classes, sont terminées. La hiérarchie des classes est alors très marquée à Salies puisque les cabines de seconde classe sont reléguées dans un hangar près de la saline. Cette distinction prend fin en 1893 quand un nouvel incendie détruit le bâtiment, une nouvelle aile est donc construite et porte le nombre de baignoires à quatre vingt.

L’établissement est définitivement terminé en 1894.
Commence alors la période faste du thermalisme à Salies et l’on peut encore admirer les grands hôtels qui accueillaient les curistes de l’époque.

21ème siècle

L’établissement a été agréablement rénové à l’intérieur et se présente en deux parties :

  • l'aile dédiée à la cure
  • le côté réservé au SPA thermal des Bains de la Mude avec ses espaces Aquatiques, Fitness, et, Bien-être et Beauté.

Le nombre de curistes ne cesse d’augmenter. Outre les indications thérapeutiques traditionnelles traitées par des bains, des douches, des boues et des piscines, le Centre de Rééducation Fonctionnelle de Salies de Béarn bénéficie de l’accès à la piscine thermale d’eau fortement salée pour la prise en charge de traumatismes divers. Les patients admis en séjours de réeducation bénéficient des bienfaits des eaux thermales de Salies de Béarn. Le retour à une vie normale est accéléré en raison de l'effet de consolidation renforcé et optimisé par la richesse des eaux de source Salisiennes.

Quant à l’activité « remise en forme » elle voit le nombre de ses adeptes croître sans cesse.

Ainsi, l’activité thermale est désormais l’activité dominante de la ville. Ce renouveau thermal s’accompagne de la construction et de la réhabilitation d’hôtels, comme le grand hôtel du Parc, devenu l’hôtel Casino.

Suite à la mise en oeuvre d’un programme d’urbanisme, Salies présente aujourd’hui une image embellie avec la rénovation des rues et places, la création d’un centre de congrès, etc…

Les opérations de mise en valeur d’un héritage remarquable donnent à la cité du sel les armes indispensables pour aborder sereinement le troisième millénaire, conformément à sa vocation historique qui associe toujours le sel, le patrimoine ancestral et la qualité de l’accueil.

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