
Contrairement a de nombreuses villes possédant des sources
salées, où toute exploitation liée au sel a
été abandonnée, la Corporation des Part-Prenants
de la Fontaine Salée de Salies-de-Béarn a, des origines
jusqu'à nos jours, garanti la continuité d'une utilisation
de l'eau salée salisienne.
Si l'exploitation individuelle du sel a longtemps perduré,
jusqu'à la suppression |
 |

Mais la suppression de l'impôt sur le sel entraîna la
fin du monopole de vente, et la concurrence du sel marin pouvait
provoquer la ruine, à court terme, des Part-Prenants.
Après avoir eu recours, dans un premier temps, a des faconneurs,
ils confièrent l'exploitation à la Corporation, qui
créa la saline en 1841. |
de la gabelle après la Révolution,
c'est certainement grâce au droit de propriété
particulier et à son caractère démocratique,
permettant d'employer un maximum de personnes et d'assurer ainsi
le plein emploi.
Ce caractère individuel dans l'exploitation demeure encore
vivant lors de notre belle Fête du sel, et les courses effrénées
des porteurs de sameaux, pour déverser l'or blanc dans le
coulédé (auge en pierre), sont là pour en témoigner.
Autrefois, les puissants séjournant à Salies-de-Béarn
se divertissaient de ce spectacle pittoresque et unique.
 |
 |
Malheureusement, le sel, concurrencé
par les marais salants, trouvait difficilement preneur et il fallut
de nouveau se recycler et diversifier l'activité.
Vers 1855, avec la vogue du thermalisme, on envisagea de trouver
au sel salisien un débouché médical. Les qualités
thérapeutiques des eaux salées ont été
constatées empiriquement.
Jusqu'en 1841, le bassin à ciel ouvert était à
la disposition du public.
|
|
|
|
|
|