SOMMAIRE
 

Une lutte acharnée et ininterrompue fut menée par les Part-Prenants pour conserver l'indépendance de la Corporation.

La richesse constituée par la Fontaine Salée excita bien des convoitises; celle des proches: Basques, Espagnols, souverains du Béarn, et même plus tard celle des rois de France et de Navarre.

Pellot, gouverneur de Guyenne, voulut à son tour les déposséder de la Fontaine Salée ; les Salisiens se firent complices des rebelles dans l'insurrection contre la gabelle.
En 1683, par un arrêt, Louis XIV, Roi Soleil, s'inclina devant les Salisiens, et stipula que la propriété et la jouissance de la Fontaine Salée appartenaient aux Salisiens.

Les Part-Prenants payèrent jusqu'au sixième des Impôts du Béarn.

Pour avoir financé un quart de la guerre contre les troupes de Charles Quint, ils furent exonérés de la gabelle.

En 1545, 1574 et 1563, le Roi de France conteste le titre de propriété des Part-Prenants.
En 1793, le pouvoir révolutionnaire statua clairement. Les puits de la Trompe devinrent propriété nationale. Mais grâce à Bergeras, député Part-Prenant et avocat de la Corporation, la copropriété du Bayàa fut maintenue.

Napoléon, qui avait créé le Code civil, dut lui aussi reconnaître le droit des Part-Prenants à la copropriété du Bayàa, bien "nul ne peut être tenu de demeurer dans l'indivision".